Chakhrisabz – Ville noyée dans la verdure

Ville noyée dans la verdure sur votre Circuit Asie Centrale

Le nom de cette ville signifie « noyé dans la verdure » Ruy Gonzale de Clavijo qui fut envoyé comme chef de mission d’une ambassade espagnole à la cour de Timour, décrivit ainsi ses impressions : « …la ville était située dans une plaine ; tout autour coulaient de nombreux ruisseaux et canaux. Elle était entourée d’une multitude de jardins et de maisons. La ville était également ceinturée d’un profond fossé et d’un rempart en terre, et chaque porte était munie d’un pont-levis…

Chakhrisabz (ou Kech) doit sa renommée à Timour. Né en 1336 dans le petit village de Khodja Ilgor, à 13 km de Chakhrisabz, Timour a porté une attention constante à sa ville natale et y fit construire un nombre important de monuments. En 1378, la ville fut entourée de fortifications mesurant 8 à 9m d’épaisseur à leur base et 10 à 12 mètres de hauteur. Tous les 50 m, il y avait des tours de défense en demi- lune et les murs étaient ceinturés d’un profond fossé. Toutes ces fortifications ont subi maintes destructions et réparations et seuls quelques fragments épars subsistent encore. De nombreux édifices monumentaux ont été construits au XVème siècle : des mosquées, des khanakas, des caravansérails. Aujourd’hui il ne reste qu’une dizaine de ces édifices et la plupart sont en ruines.

Kesh, ancien nom de Chakhrisabz, qu’un des historiens orientaux du XV s. désignait, pour rimer, avec le nom de Kesh- dilkesh (celui qui réjouit la vue), Kesh donc doit sa gloire à ces monuments de haut niveau artistique. Par la majesté de leur silhouette et par la beauté de leur décoration, ceux-ci n’ont rien à envier aux édifices des deux autres capitales sous le règne de Timour et qui étaient Samarcande et Herat.