Voyage en Ouzbekistan

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La culture musicale ouzbèque se caractérise par une diversité de genres et des sujets multiformes. On classe les chansons et les pièces instrumentales en fonction de leurs formes en 2 groupes : celles qui sont exécutées en un temps et en des circonstances bien déterminées et celles qui sont exécutées quotidiennement. Les chansons rituelles, les chansons qui sont en rapport avec des cérémonies, des jeux, des entreprises de spectacle forment le premier groupe.

Les danses se caractérisent par la grâce, l’harmonie et la force d’expression dans les mouvements, le pas glissant et léger, les mouvements originaux sur place et en rond.

La peinture nationale a ses origines dans la nuit des temps. Boukhara, capitale du pays aux XVI-XVII siècles, a été un foyer du développement de la peinture. La présentation du manuscrit comprenait une calligraphie recherchée, de fins ornements filigranés sur les marges. L’école de miniature s’est épanouie à Samarcande et à Boukhara. La miniature a connu plusieurs tendances stylistiques. L’une d’elles, liée à des traditions de Bekhzod (grand peintre du Moyen âge, fondateur d’une des tendances de la miniature orientale) est caracterisée par la finesse de sa peinture.

Les vêtements nationaux ouzbeks de la fin du XIXème sont conservés jusqu’à nos jours. A cette époque-là, les hommes portaient des manteaux droits, des tchopon (une sorte de pardessus). Le tchopon est léger et chaud ce qui en fait un vêtement réulièrement mis lors des moments frais de l’année. Des deux côtés du tchopon est fendu pour faciliter la marche.  Dans les habits de la noblesse, les ceintures étaient parées : en velours ou brodées, avec des plaques en argent ciselées et des agrafes, avec de petits étuis à peigne. Les habits de tous les jours étaient ceints d’un long foulard. Le pantalon était large, droit. Les hommes étaient coiffés des « qalpoq » (une sorte de calotte). Les vêtements pour les femmes -robes, capes, tchopone, parandja- étaient amples.