Samarkand le majestueux

Pays des commerçants sans égaux sur la Route de la Soie, la Sogdiane (Samarcande) est un Etat antique qui a vu le jour à la première moitie de 1e millinaire av.J.

Sa capitale Samarcande, le carrefour naturel de toutes les routes commerciales entre l’Occident et l’Orient a été une plaque tournante du monde médieval. Commerçant nés – pensaient les Chinois – leurs mères leur donnaient du sucre au berceau pour leur faire une voix meilleuses, et enduisaient d’une pâte leur menottes de bébé, afin d’attirer vers eux des choses avantageuses. Leurs lents chameaux à poils longs transportaient la soie chinoise jusqu’à Byzance. Passant par Samarcande en 630 après J.-C., Xuanzang les avait décrits sous les traits de maîtres consommés de tous les arts, mais des féroces soldats aussi, qui rencontraient la mort comme si elle leur était un salut. Ils disposaient une armure sans égale à l’époque – ils avaient perfectionné la cotte de mailles – et ils apportèrent en Chine les secrêts de verrerie fine, les chevaux, les pièrres précieuses de l’Inde, la connaissance de la vinification et de l’irrigation souterraine. Du temps de leur splendeur, au VIe siècle après J.-C., le sogdien avait été la langue véhiculaire de la Route de la Soie.

Capitale de la Sogdiane, Samarcande a vu les cavaliers d’Alexendre le Grand, subit les assauts des conquérants Arabes, elle fut ruinée par les Hordes de Gengis khan et connut un éclat particulier quand elle devint la capitale de Timour (Tamerlan). Les monuments édifiés par l’illustre empéreur et par ses descendants, les timourides, forment jusqu’à nos jours la gloire de la cité.

Cette ville d’Ouzbékistan situé sur la rive droite de Zérafshan est le chef lieu de provence ayant 600000 habitants aujourd’hui. L’économie de la villes repose sur la construction, textile (soie, tapis), engrais, tabac, assemblage des bus et des camions, tourisme.