Mini Boabab de l’Asie Centrale

Ferula assa foetida – mini Boabab de l’Asie centrale.

Voyageur traversant le désert Kyzyl Koum, notamment au pied des roches ou se trouve la forteresse  d’Ayazkala, voie une plante étrange rappélant un «mini Boabab». Cette plante, appellée Kovrak en ouzbek, répandue sur toute l’Asie centrale, l’Asie mineur et l’Asie de l’Est.

Il s’agit de «Ferula assa foetida», famille des Apiacées, connue chez les français sous le nom la Férule fétide.

La Férule fétide est une plante annuelle ayant des racines cylindrique et profondément pénétrante. Elle commence à pousser à partir de fin fevrier et finira par attiendre d’environ 1 metre d’hauteur dans sa maturitée. Son tige (de 4-10 centimètres de diamètre) est charnu et épais. Ses feuilles émanant de la base du tige ressemblent à une rosette et peuvent attiendre 80 centimètres de long. Elles sont douces et dévisée sur des grandes lobes avec le revetement des tiges à la base. Ses fleures portent beaucoup d’ombelles terminales radiales composées dans une grande ombelle sphéroïde. Elles comptent cinq pétales et cinq étamines.

Les feuilles sont comestibles pour les animaux, surtout les chameaux et les cheveaux les mangent sans hésiter avant la fleuraison. Le fruit et la graine sont surtout consommés par les moutons, les chèvres et les gazelles au printemps et l’été.

Elle est considérée comme une plante médicinale, utilisée dans la médcines traditionnelle, et contient d’huiles volatiles, flavones, glycosides, saponins.

La gomme – résine obtenue à partir de la racine est utilisée comme arôme alimentaire.

En générale, la Férule fétide pousse toute seule dans les milieux désertiques et sablonneux. Mais, une communauté qu’elles créent au milieu de nul part plein de sable (de 100 jusqu’à 1500 tiges par hectare) est originale à voir.

Le mystérieux desert de Kyzyl Koum et la mystérieuse Route de la Soie font un couple indissociable depuis la nuit des temps. Les deux n’ont qu’une intention, enchanter ses visiteurs. Le desert du Kyzyl Koum décore donc leurs demeure de ses fleurs, la Route de la Soie y invite les caravanes dont les chameaux sont chargés de cadeaux. C’est la fête, dans un sens large, pour tout le monde. La partie invitante est enchanté d’être visitée, les invités sont ravis de l’avoir fait. Car il s’agit de question de survie pour les deux.

Ce vieux couple continue, de nos jours, à récevoir les voyageurs avec une grande hospitalité. Ils réservent, à ses visiteurs, un accueil sous la yourte et une méharée entre les dunes de sable pour raconter son passée et aujourd’hui.