
05/12/2020
Chahi Zinda
Chahi Zinda signifie - « Roi vivant » est une somptueuse nécropole est classé par l’Unesco en 2001 dans laquelle le cousin du prophète (s.a.v) Kussam ibn Abbas est enterré, située au nord – est de la ville ancienne, s’atteint dans un cimetière de IX e siècle de la ville antique de Samarkand. Elle témoigne pleinement de l’architecture et de l’urbanisme d’une cité coloniale ouzbek et de l’importance culturelle ou encore religieuse que la nécropole connut à travers les âges. La nécropole a un statut religieux, l’endroit où on peut vivre dans une atmosphère pèlerinage à la Mecque ainsi elle fascine non seulement les touristes étrangers mais on y croise les touristes locaux qui viennent de toute l’Asie centrale. Kussam ibn Abbas est missionnaire musulman et cousin du prophète Mouhammad (S.A.V) arrivée en Sogdiane en 676 avec la première vague de conquérants arabes et qui est venu convertir la Sogdiane zoroastrienne à l’Islam. Kussam ibn Abbas a été décapité par les infidèles alors qu’il était en prière, et la légende raconte qu’il se serait alors emparé de sa tête et serait descendu dans un puits menant au paradis où il présiderait une « cour des âmes » entouré de deux assesseurs. La nécropole de « Roi vivant » est construite aux XI-XIIe siècles, de nombreux tombes et mausolées sont bâtis près du mausolée du saint et de la grande mosquée Kussamiya, érigée par Tamg’ach Bakhodour le roi des Karamanides qui le jouxtait. Lors de la prise et de la destruction de la ville antique de Samarkand par les Mongols, seule tombe de Kussam ibn Abbass est épargnée. En 1333, ibn Batouta écrit que « les habitants de Samarkand y venaient le soir chaque dimanche et chaque jeudi, de même que les tartares, qui apportent des offrandes votives, des vaches, des moutons, des dirhams, et des dinars, le tout au bénéfice de l’hospice et de la sainte sépulture ».
A l’époque timourides, aux XIV et XV siècles, les familles nobles et les membres de la famille de Temour se sont construits des mausolées près de celui de Kussam ibn Abbas, la croyance islamique voulant que la proximité du tombeau d’un saint assure une protection dans l’au-delà. Ces nouvelles constructions donnent à la rue sa configuration actuelle à trois segment – entré, central, final; c’est aussi une découverte des différentes techniques décoratives et de divers styles architecturaux du XI au XV siècles.
Avant pénétrer on vous invite visiter le reste d’une salle d’ablution du XVe siècle juste en face de portail d’entrée où les pèlerins faisaient leurs ablutions au préalable. Actuellement il en a une nouvelle salle disponible sur les côtés. Le portail d’entrée, ou pishtak, est flanqué du premier chortak, petit passage surmonté d’une coupole que soutiennent quartes arches où l’on peut lire l’inscription suivante : « Cet ensemble majestueux a été construit par Abdoulaziz Khan, fils d’Oulougbek, fils de Shokhrukh, fils d’Amir Temour en 838 de l’hégire, (1434-1345) ». Au fond de brique poli ordinaire il y a les assortiments de brique coloré et les mosaïques multicolores sont introduites seulement dans les petites colonnes du coin. L’entrée principale est décorée de la porte sculptée en bois fabriqué en 1911 par les artisans sur laquelle on peut lire l’inscription suivante : « Dépêchez-vous de vous repentir avant la mort et de rendre la prière obligatoire à temps »
A droite, la madrasa Davlat Koushbegi, datant du XIX siècle. A gouache de la madrasa, une mosquée datant du XIX siècle. Au pied des quarante marches de « l’escalier du paradis » ou « l’escalier des pécheurs », se trouve une mosquée avec iwan et colonnades finement sculptées où les croyants viennent écouter les prières de l’imam. En 1910, les artisans Mahmoud et Mouhammad ont peint le plafond en bois composé par les couleurs en huile. Ils ont décoré le mur de la sculpture élégante de Samarkand.
L’escalier vous mène au mausolée de Kazy Zade Roumi, à gauche construit entre 1420-1435 pour le précepteur d’Oulougbek. Considéré comme le Platon de son époque. Kazy Zade Roumi ne serait en fait pas enterré ici : en 1977, le squelette découvert dans le mausolée était celui d’une femme de 30 –35 ans peut –être la nourrice de Temour Grande Oulja Auyoum. Il s’agit du plus grand édifice de l’ensemble. La salle du pèlerinage et le mausolée sont surmontés de deux très hautes coupoles. La beauté de l’ensemble ne doit pas faire oublier de compter les marches de l’escalier, à l’instar des pèlerins, qui les comptent de nouveau au retour. S’ils trouvent un chiffre différent, ils risquent de ne pas pouvoir accéder au paradis qu’évidemment c’est rien avoir avec la religion au contraire c’est la superstition qu’on pratique assez souvent. L’escalier est construit au XVIII siècle, à l’emplacement des anciennes murailles entourant Samarkand à l’époque pré mongole. Il monte au second chortak, datant du XIX siècle et érigé à l’emplacement de l’ancienne muraille d’Afrosiyob.
Le mausolée Touglou Tékin (1376). Le premier mausolée à droite du second chortak est celui de l’emir Houssein, connu aussi sous le nom de Touglou Tekin, fils d’un Turc nommé Kara Koutloug et célèbre commandant turc que Temour a pris pour modèle tout en se réclamant de sa descendance. Temour a fait bâtir le mausolée en 1376. Le portail et le mur intérieur avaient des revêtements céramiques. Leurs façades et les coupoles à l’intérieur étaient ornées de plâtre blanche.
Le mausolée Emir Zade (1386). Juste en face, le mausolée d’Emir Zade (fils de l’émir) date de 1386 et abriterait la dépouille d’un descendant inconnu de Temour. La majolique multicolore occupe la place principale dans les revêtements de portail. Ici, les motifs de la peinture sont plus variés que dans la mausolée Touglou Tékin.
Le mausolée de Chadi Moulk Ag’o (1372) est le premier édifice timouride de Samarkand et occupe une place centrale dans la nécropole, est construit sur l’ordre de Tourkan Ag’o, sœur de Temour, afin d’y enterrée sa fille. L’empereur, pour qui sa nièce comptait beaucoup, a fait graver l’inscription suivante : « C’est une tombe où une précieuse perle a été perdue ». Tourkan ag’a y est également enterrée, aux côtés de sa fille, c’est le plus ancien mausolée du complexe et également la plus ancienne construction de Samarkand des Timourides. Les noms des trois architectes originaires de Samarkand et de Boukhara sont inscrits dans la niche turquoise du portail, superbement décoré de majolique et de terre cuite sculptée et émaillée qui rehaussent les motifs floraux bleus et turquoise caractéristiques de l’époque où on peut lire la parole l’un des architectes : « Sache que tous ces dômes et façades remplis de majolique et stalactites sont des souvenirs d’architecte Zayniddin. Le don et l’art dans cet espace sont la charité de créateur qui est miséricordieux ». L’intérieur de la coupole représente une étoile à huit branches, chacune portant un médaillon en forme de larme –véritable joyau dans le cosmos du dôme et chaque larme renfermant un soleil et six planètes.
Le mausolée de Chirin Bika Ag’o (1385) commémore une autre sœur de Temour dans un décor tout aussi éblouissant. Plus récent, il offre aussi la première mosaïque ajourée de Samarkand, technique apportée sans doute par les artisans ramenés d’Iran et d’Azerbaïdjan par le conquérant. Au lieu des reliefs habituels, le portique entier est recouvert de mosaïques en majolique sculptée représentant des calligraphies et des motifs floraux. Autre innovation, la coupole segmentée repose sur un tambour à seize côtés, et les murs intérieurs sont dorés à la feuille. Des ouvertures sont décorées d’animaux mythiques et de passages à la chinoise.
Le mausolée Octogonal voisin, sorte de rotonde octogonale ouverte datant du XV siècle, à l’époque d’Oulougbek et garnie de brique émaillée. Les céramiques sont d’origine, et étonnement, bien conservées ou un mausolée vieux de plus de six siècles. Leurs couleurs prennent des nuances différentes selon les heures de la journée et l’orientation du soleil. Toutes les façades sont décorées pareillement. Les murs sont couverts de mosaïques en briques à dessin pas complique. L’intérieur du mausolée est décoré de la peinture bleue et rouge. Dans le sous –sol du bâtiment se trouve 4 tombeaux de femmes.
Les mausolées inconnus du XIV siècle, pendant les fouilles archéologiques en 1964 –65 on a découvert les restes de deux mausolées, qui se trouvaient un contre à l’autre. Les murs de la deuxième construction sont surtout intéressants qui se sont conservées à la hauteur de 1 à 2,5 m, son portail d’entrée tournée à l’Est était revêtu de terre cuite sculptée. Malheureusement, les inscriptions ne contiennent pas d’informations historiques, c’est pourquoi l’appartenance du mausolée n’est pas reconnue.
Le mausolée d’Ousta Ali Nasafiy (1385) le décorait de brillants motifs étoilés et d’inscriptions telles que : « Il n’y a de création qui ne soit condamnée à disparaître », ou encore « Il n’y a d’amitié véritable que dans le sommeil ». Des ornements en stalactites et des majoliques polychromes animent l’intérieur. Ousta signifie artisan, Nasafiy ça veut dire de l’origine de Nasaf – ancienne région de sud du pays, actuel Chakhrisabz –ville verte. Ali - c’est son prénom.
Le mausolée Anonyme n°2 (XIV s) (Emire Hossein ?) n’a conservé que son portail qui se distingue par les peintures transparentes blanches, rouges et d’or qui rehaussent exceptionnellement profond des majoliques. A la base du mur de soutènement ont été dégagés récemment les restes du portail en briques polies, animé par les nœuds papillons traditionnels, de la madrasa du khan Tamgatch Bougra, la plus ancienne retrouvée en Asie centrale, qui avait été construite en 1066 près du tout récent tombeau de Kussam.
Le mausolée d’Emir Bourounduk (1390) a été construit au lieu de la médersa de Tamgatch Bougrakhan, le roi des Karakanides qui avait fourni des biens de vaqf pour sa construction. Les historiens français ont trouvé la preuve de vaqf dans la ville d’Alexandrie de l’Egypte qui avait écrit en 1066. Ce document est traduit en français et puis en russe. La médersa Koussamiya a été construit en forme carrée. Il y avait de 4 iwans, des houdjras (chambres d’études) pour les imams.
D’après les légendes, ce mausolée était construit pour l’émir Bouroundouk, l’un des plus célèbres capitaines de Temour. La décoration intérieure du mausolée est très simple, de plâtre, la décoration extérieure, vous voyez la majolique à peinture multicolore. Le plâtre couvert le haut du mur et la coupole du mausolée. En 1963, on a réparé l’intérieur du mausolée.
Le complexe de Touman Ag’o (1404 -1405), le dernier chortak assure le passage entre le temple de Koussam du côté de l’est et la cour nord de la nécropole. A gauche se dresse la mosquée qui date de 1405 et le mausolée attenant, construit en 1404, pour Touman ag’o, la jeune épouse favorite de Temour. Sur une base carrée, la coupole bleue turquoise repose sur un haut tambour cylindrique. Si les mosaïques du portail peuvent rappeler le mausolée de Chirin Bika ag’o, l’originalité de la décoration repose sur l’utilisation de la couleur violette, extrêmement rare à l’époque. L’intérieur a été laissé volontairement blanc, ce qui est aussi inhabituel, et les décorations se limitent à quelques fresques de paysage sous la coupole. Au-dessus de la porte en bois finement sculptée, on peut lire : « Le tombeau est une porte que tout le monde franchit ». Façade à la mosquée Touman ag’o, la porte en bois d’orne finement travaillée, jadis rehaussée d’or, d’argent et d’ivoire, est l’œuvre du maitre Yusouf de Chiraz.
L’allée aboutit enfin au mausolée de Hodja Ahmad (vers 1350), le second de l’ensemble par son ancienneté, dont la forme cubique à la façade élaborée et surmontée d’une coupole, a servi en quelque sorte de prototype au reste de la nécropole. Le portail de terre cuite sculptée et émaillée est l’œuvre du maitre Fakhri Ali de Samarkand. Au début du XX siècle, seulement le portail du mausolée s’est conservé. En 1922, les murs extérieurs étaient faillés et restaurés. Le mausolée voisin (1361), traditionnellement attribué à l’épouse de Temour Koutloug ag’o, présente des ornementations similaires, tandis que la stalactite intérieure aurait servi de modèle pour Chadi Moulk.
Le mausolée de Kussam ibn Abbas. Le portail oriental du tchortak (1405), garni d’or, d’argent et d’ivoire, porte des motifs sculptés entourés d’une calligraphie de bienvenue à l’adresse des fidèles, dont le texte promet également le paradis pour trois pèlerinages à ce lieu (qui en valent donc un à La Mecque). Ce portail renferme les restes d’un minaret du XI siècle qui traversent son toit. Construit en briques à l’instar du mausolée samanide de Boukhara, il est sans doute la seule structure pré-mongole entièrement préservée de Samarkand. La voute d’un corridor conduit à la mosquée Kussam ibn Abbas (1460), rectangle à trois coupoles comportant n mihrab de mosaïque bleue et une ziaratkhana (chambre des pèlerins) aux carreaux vernissés, le tout reconstruit en 1344 sur des fondations du XI siècle. En sous –sol, la tchillakhana comportait des cellules pour les jeunes rituels de 40 jours, un grillage de bois dans le gourkhana (la chambre mortuaire) permet d’apercevoir la tombe de Kussam (vers 1380), recouverte de motifs floraux de majolique richement colorée et dorée et portant la citation coranique : « Celui qui est mort sur le chemin Allah, n’est pas mort, en vérité, il est en vie ». Les archéologues ont, là aussi, fait des recherches et découvert un puits de 18 m de profondeur. Les décorations de la pièce peuvent sembler tant elles sont effacées. En réalité, elles sont entièrement restaurées en 1995.
Fermant l’extrémité nord de la nécropole, le mausolée Khodja Ahmad date de 1350. C’est le plus ancien mausolée du Chaki Zinda après celui de Koussam ibn Abbass.
Ce complexe commémoratif, une nécropole des critiques d'art appelle « pittoresque », « musique figée », « harmonie complète et lumière », un véritable hymne au travail humain !!!
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